On m’a dit que j’ai eu « le choix du roi ».
On m’a dit que je devrai faire de toi un homme.
On m’a dit « tu verras c’est pas pareil ».
On m’a dit. On m’a dit. On m’a dit.
Et puis j’ai pas écouté.
J’écoute jamais de toute façon.
Je préfère te faire rire en dansant bêtement. Je préfère ton sourire quand tu m’entends chanter. Je préfère te savoir heureux, que de te savoir formater.
Je sais pas ce que c’est d’être un homme.
Ou plutôt je sais ce que c’est, je m’y reconnais juste pas. Je fais pas les choses pour ça, je fais les choses pour être moi. Je regrette chaque jour ce formatage qu’on m’a imposé, ce que j’ai cru devoir être, devoir faire. Chaque jour je me dis que j’ai perdu du temps, que j’ai perdu du monde, que j’ai perdu.
Alors…
Je t’apprendrai mes erreurs, que tu ne les reproduises pas.
Mes doutes, que tu n’aies pas honte d’en avoir.
Je t’apprendrai à accepter d’aimer, et de l’être en retour.
Je t’apprendrai à pleurer, pour ne jamais avoir à cacher ta peine.
Je t’apprendrai que ta vie personne ne la vivra pour toi, que personne ne décidera pour toi. Je t’apprendrai qu’on sera là, toujours, peu importe tes choix.
Je te dirai qu’on peut pas apprendre à être un homme. Il y’a DES hommes, et tu es l’un deux. Et tu seras l’homme que tu voudras être, celui qui te rend heureux, où chaque matin tu n’as pas à douter de ce que tu es, de ce que tu fais.
Je t’apprendrai surtout à chanter à tue-tête, à rentrer trempé et à en sourire, je t’apprendrai qu’on peut danser quand les autres nous regarde, même si on ressemble à une patate avec des bras. Que si il y’a de l’ombre c’est qu’il y a du soleil.
Garde tes éclats de rire, et ton sourire. Garde ces petites choses qui rendent la vie plus douce.
Elle sont aussi précieuses, que lorsque ta main attrape la mienne.