1 an (et un peu plus)

C’est marrant de tomber sur un article qu’on a jamais publié ? Pourquoi ? Peut être parce que j’avais l’impression au final de ne parler que de ma fille, moi qui avait dit que je ne le ferai pas…

Ses 1 ans datent un peu, beaucoup même. Mais finalement l’article est toujours là, en attente, comme suspendu dans l’espace d’internet (c’est beau ça, suspendu dans internet… PS: A ne pas taper sur google image).

Bref au final le voilà ce fameux article. Tel quel. Pas retouché, pas modifié. Juste les mots du papa que j’étais il y a quelques mois.

1 an. Si un jour on m’avait dit qu’une petite année compterait autant. Tu vas avoir 1 an. Bon ok ce n’est pas avant une dizaine de jour (tout dépend quand je posterai cela, je ne suis pas vraiment à cheval sur les dates, je ne suis pas à cheval tout court d’ailleurs) (ndla: HAHAHAHAHA.. Je suis à l’heure partout, sauf dans mes écrits).

Bref un an que ta petite tête brune et que tes drôles de grimaces emplissent mes journées. On m’avait dit « tu verras devenir père ça change un homme », secrètement j’espérai devenir moins con, devenir une sorte de Yoda mais pas vert, et sans les oreilles aussi, un grand maître de la force qui te parlerait à l’envers pour te faire apprendre des choses « point de poils de chien pour le diner tu auras ».

Au final pas du tout, je suis toujours aussi con, quand je parle à l’envers personne ne me comprend, et dieu merci je ne suis pas vert. Je suis juste plus chiant. Comme quoi tout ne se passe pas toujours comme prévu.

 

En attendant il faut que je trouve un truc à te raconter pour ta première année, un truc qui parlerait pas de tes couches explosives, de tes vomis qui donnent une jolie teinte aux murs, ou de tes cris pour invoquer Chtulhu. Je ne vais pas non plus parler de tes jouets sur lesquels je marche au réveil, ou de ceux qui se mettent à chanter au milieu de la nuit (non ton livre musical ne reviendra pas, oui l’enterrer c’était pour son bien, non je n’étais pas obligé de taper dessus avec la pelle, et oui ça c’était pour mon bien). Non ce serait trop simple.

 

Je ne te dirai pas non plus combien tu es belle, ou à quel point je souris quand je te vois, combien tu me donnes de la force pour continuer à avancer quand j’ai l’impression que tout s’effondre, ni même à quel point tu m’as redonné envie de me battre à un moment où, certains pourront te le dire, j’étais prêt à abandonner.

 

Non je n’en parlerai pas.

 

Alors je vais te dire quoi ?

 

Très simple :

 

L’Ornithorynque (Ornithorhynchus anatinus) est un animal semi-aquatique endémique de l’est de l’Australie, y compris la Tasmanie. C’est l’une des cinq espèces de l’ordre des monotrèmes, seul ordre de mammifères qui pond des œufs au lieu de donner naissance à des petits complètement formés (les quatre autres espèces sont des échidnés). C’est la seule espèce actuelle de la famille des Ornithorhynchidae et du genre Ornithorhynchus bien qu’un grand nombre de fragments d’espèces fossiles de cette famille et de ce genre aient été découverts.

L’apparence fantasmagorique de ce mammifère pondant des œufs, à la mâchoire cornée ressemblant au bec d’un canard, à queue évoquant un castor, qui lui sert à la fois de gouvernail dans l’eau et de réserve de graisse, et à pattes de loutre a fortement surpris les premiers explorateurs qui l’ont découvert ; bon nombre de naturalistes européens ont cru à une plaisanterie. C’est l’un des rares mammifères venimeux : le mâle porte sur les pattes postérieures un aiguillon qui peut libérer du venin capable de paralyser une jambe humaine ou même de tuer un chien.

Tu te rends compte ?

Tuer un chien ! Bon après, on croise pas d’ornithorynque tous les jours sur Bordeaux.

Tu as raison, je change de sujet pour ne pas tomber dans le nianian, tu commences à me connaître. Tu commences à avoir l’habitude, savoir comment m’apprivoiser, réussir à retourner les situations où d’autres se seraient cassés les dents. Je pense même que tu me manipules parfois (souvent ? ). Mais c’est pas grave j’ai signé pour ça, je savais à quoi m’attendre. Et ça m’empêchera pas de te dire non (attends toi à l’entendre souvent quand tu avanceras en âge).

 

Finalement… Sur ce que je suis, les choses n’ont pas changé. Je suis juste peut être meilleur qu’avant, pas vraiment plus sage, pas vraiment moins con. Toujours le même associable un peu cynique, je souris juste un peu plus souvent. En fait, après un an, je me rends enfin compte. Tu n’es pas une petite fille, tu es un sourire. Le mien.

 

Et une fois n’est pas coutume, ca ne sera pas une des mes musiques en fin d’article, non ce sera la tienne :

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=1Vy4Q_XLOCM&w=560&h=315]

 

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